Retour sur la rencontre Khiplace sur la revanche de la gestion fondamentale, le 16 décembre 2025
- Khiplace
- 16 déc. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 déc. 2025
Un immense merci à nos intervenants pour la qualité de ce débat interactif sans langue de bois 👏 Sophie Bigeard (Quaero Capital), Gérald Grant (Fundesys), deux anciens de la Banque du Louvre réunis pour l'occasion et le nouveau directeur général délégué de Tailor AM, Julien Quistrebert ! 🙏 Jonathan Klein (JSK Advisory) pour l’animation dynamique de ce débat.
💡 Quelques enseignements clés de la soirée :
• La pertinence de la gestion fondamentale sur les marchés inefficients
Contrairement aux grandes capitalisations américaines (très efficientes), la gestion fondamentale reste indispensable sur les classes d'actifs « fragiles » comme les Small & Mid Caps ou le High Yield. Les indices passifs sur ces secteurs présentent des biais structurels dangereux (pondération par la dette, gearing élevé), que seule une analyse qualitative peut éviter.
• L'émergence du gérant « Fondamentatif »
L'opposition binaire entre gestion quantitative et fondamentale est dépassée. On assiste à une convergence : le « quantamental » (du fondamental dans des processus quantitatifs) et surtout le « fondamentatif », c'est-à-dire des gérants fondamentaux qui intègrent la donnée et le contrôle des risques quantitatifs pour valider leurs intuitions et éviter d'être à contre-courant des flux de marché.
• La fin du « Buy & Hold » sentimental
Le modèle du gérant qui « tombe amoureux » de ses valeurs et ignore la macroéconomie est révolu. La performance repose désormais sur une approche Top-Down (allocation sectorielle ou thématique basée sur les valorisations) avant même la sélection de titres, comme l'illustre la gestion tactique du secteur de la défense.
• Le raccourcissement de l'horizon d'investissement
Les gérants font face à une « culture de l'immédiateté » de la part des clients, qui surveillent la performance au quotidien. Cette pression oblige les gérants à justifier tout écart de performance (tracking error) et rend la cohérence du processus de gestion plus critique que jamais pour rassurer l'investisseur.
• Le désenchantement de l'ESG réglementaire
Bien que l'ESG soit considéré comme du « bon sens » pour le contrôle des risques (gouvernance, controverses), sa normalisation réglementaire est vécue comme une contrainte administrative (box checking). L'accès standardisé aux mêmes données ESG réduit la capacité des gérants à se différencier véritablement sur ce critère.
• L'importance de l'histoire et de la lisibilité
Face à la montée de la gestion passive, la gestion active ne peut survivre que si elle propose une « histoire » claire et un processus lisible. Accepter un ETF sur les petites capitalisations revient souvent, pour le client, à accepter un risque qu'il ne comprend pas, ce qui redonne de la valeur au rôle pédagogique du gérant actif
🤝 Merci à toutes et tous pour votre présence, vos questions et les échanges nourris lors du cocktail qui a suivi.Cette rencontre confirme combien le dialogue entre styles d’investissement – conviction, systématique, indiciel – est essentiel pour anticiper les défis des prochaines années.
📅 Rendez-vous en 2026 pour les prochaines rencontres Khiplace !










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